Les chauves-souris et l’éolien en Limousin

Propre mais… énergie verte ne veut pas dire sans impact

Évoluant dans les strates aériennes, les chauves-souris peuvent plus ou moins bien supporter la présence des éoliennes : mortalité directe par collision, barotraumatisme, dégradation des habitats de chasse et des corridors de transit, dégradation des gîtes, désorientation due aux ultrasons émis par les éoliennes sont les impacts listés dans les différentes études menées depuis 1972 sur ce sujet.

> Des avancées pour cohabiter ?

Les études d’impact réalisées en amont des projets éoliens doivent obligatoirement prendre en compte les chiroptères présents et définir les impacts potentiels sur ces espèces (lire le Guide Éolien espèces protégées).

> Mais pourquoi le radar de la chauve-souris ne détecte pas l’éolienne ?

–   La rotation des pales génère une certaine chaleur. Laquelle attire les insectes et donc…les chauves-souris ;
–   En transit ou en migration, les chauves-souris émettent moins d’ultrasons et sont donc plus vulnérables à ces aménagements dont la vitesse en bout de pale peut atteindre les 300 km/h.

Les chauves-souris peuvent voir en l’éolienne un arbre et donc un reposoir ou bien un gîte au niveau des nacelles.

Un parc éolien n’a pas d’impact uniquement pendant sa phase de fonctionnement. La phase de construction (acheminement des éoliennes et raccordement au réseau électrique) implique souvent des modifications profondes du milieu (destruction de haies, déboisement, etc.) lesquelles provoquent la fuite des chauves-souris.
Les Noctules, Nyctalus sp. sont des espèces migratrices. Elles évoluent généralement dans la strate aérienne haute en déplacement ou à la recherche de nourriture. Du fait de ce comportement, elles sont particulièrement sensibles et vulnérables à l’éolien.

> Les espèces les plus touchées

Toutes les chauves-souris n’ont pas la même sensibilité à l’éolien car elles n’utilisent pas les mêmes strates aériennes. Sur l’ensemble des suivis européens, les Noctules et les Pipistrelles représentent les espèces les plus touchées par l’éolien (Synthèse 2008 sur la base de 806 cadavres : Nyctalus sp. : 39% ; & Pipistrellus sp. : 49% des cadavres retrouvés).

Le GMHL adhère à la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM) et est le correspondant régional de cette dernière. Il reprend ainsi les préconisations de la SFEPM en matière de suivis et d’études de l’impact de l’éolien sur les Chiroptères ainsi que les directives d’EUROBATS dont la dernière version 2014 est disponible sur le site de la SFEPM.

> Liens

Retrouvez ci-dessous les 3 documents indispensables pour bien prendre en compte les Chiroptères lors des différentes phases d’élaboration d’un projet éolien :

 


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